Et si l’impôt nous rendait « heureux » ?

« Tout en reconnaissant que l’impôt est d’abord un instrument puissant de financement de l’Etat et de redistribution des richesses, les deux recommandations de la Fabrique Spinoza – éducation fiscale et refonte hédonique des taxes – visent à retrouver une relation apaisée à l’impôt et plus largement à la richesse. »L’impôt est généralement examiné sous l’angle de la justice ou de l’équité. Et si nous l’envisagions sous l’angle du bonheur citoyen ? A quoi ressemblerait-il ?

Dans une étude de Princeton, le bonheur psychologique est défini par la prédominance des affects positifs sur les affects négatifs. On y observe qu’il augmente avec le revenu, jusqu’à un seuil estimé à 75 000 dollars (69 000 euros) par an. Au-delà, il reste stable.

Ce plafond correspond à un bouclier financier, un niveau de richesse suffisant pour protéger psychologiquement des aléas de la vie (séparation, chômage, invalidité, etc.). Prise pour argent comptant, l’étude suggère qu’un système d’imposition à taux très progressif au-delà d’un certain seuil ne serait pas nocif au bonheur du contribuable.

Pour mieux éclairer nos réflexions sur la fiscalité par cette « science du bonheur » en construction, il faut creuser le mécanisme social qui se cache derrière ce lien entre revenu et satisfaction de vie : c’est le phénomène de comparaison, aujourd’hui assez bien compris.

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