Un lanceur d’alerte poursuit une multinationale en justice

Communiqué de presse

Metz, le 27/11/2017 – Raphaël Halet, lanceur d’alerte de l’affaire Luxleaks, passe à l’offensive cette semaine et lance une contre-attaque 3 ans, jour pour jour, après la perquisition à son domicile à l’origine de son parcours judiciaire.

Comment une multinationale étrangère a-t-elle pu se rendre au domicile d’un citoyen français et saisir sa correspondance avec un journaliste, le tout assisté par la force publique française?

Des « comptes » vont être demandés à PWC d’abord. Le cabinet a été assigné, par Raphaël Halet et Edouard Perrin, journaliste d’investigation à Premières Lignes, devant le juge des référés de Metz. Première audience prévue mardi 28/11.

Selon son avocat, Me Colin: « PWC va devoir s’expliquer sur ses méthodes. Lorsqu’ils ont demandé au tribunal de Metz une ordonnance pour qu’un huissier saisisse le matériel informatique de Raphaël Halet, ils ont trompé les autorités françaises. PWC savait déjà qui était à l’origine des fuites. Ce que cherchait le cabinet, en réalité, c’était établir un lien entre Halet et le journaliste. C’est une atteinte grave à la protection des sources ! Dans l’ordonnance que l’on attaque, il y a un chapitre dans lequel il est écrit qu’on cherche à récupérer une copie des échanges avec un journaliste. C’est complètement illégal. »

Lors d’une interview diffusée en octobre 2016 sur France 2 (« Dans la peau d’un lanceur d’alerte: la vérité a un prix » une enquête réalisée par Benoit Bringer, produite par Premières Lignes pour Envoyé Spécial) la Présidente du TGI de Metz Patricia Pomonti a d’ailleurs reconnu « qu’avec du recul » elle n’aurait pas dû signer un tel document… (à voir à 36 minutes dans la vidéo sur www.luxleaks.fr)

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