Je suis toujours aussi combatif

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«Je suis toujours aussi combatif, voire plus au fur et à mesure que le temps passe, car les faits et révélations me donnent raison», assure Raphaël Halet à Paperjam.lu. «Quant au jugement, aucune décision n’est prise et ne devrait être prise [mercredi] car il faut d’abord étudier le jugement. Les enjeux et questions juridiques ne sont pas les mêmes qu’en première instance.»

A lire ici le point sur le procès: http://ow.ly/Brzl309VhVG

Comment soutenir Raphaël ?

 

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Chacun participe du montant qu’il souhaite. Tous les paiements sont sécurisés. Pas d’inscription nécessaire, don anonyme.

Par Paypal: paypal.me/RHalet  Ou sur le site Le Pot Commun Ou chèque

  • Et bien sur partagez l’information sur votre compte Instagram,  Facebook, Twitter, par email ! Après tout, c’est avec une info de Cash Investigation à la télé que tout a commencé pour Raphaël, non? 😉

 

Merci un million de dollars fois pour votre soutien! 😉  🙏🏻

Mensonge d’État au Luxembourg

à lire ici, l’Edito de Fabien Grasser

Pendant des années, une brochette de fonctionnaires de l’administration des Contributions directes (ACD) se goinfraient en faisant des «ménages», au mépris des lois de l’État qu’ils devaient servir : c’est ce que laissent entendre les agents pris les doigts dans le pot de confiture. Quoi qu’il en soit, lorsqu’il prend la direction de l’ACD en 2006, Guy Heintz passe un coup de balai. Pas sûr qu’il soit passé dans tous les recoins.

Les combines des agents du fisc n’avaient rien d’anodines et portaient sur des sommes parfois conséquentes. Elles restent cependant anecdotiques au regard des milliards d’euros d’impôts soustraits par des multinationales à des dizaines d’États, avec la complicité du fisc luxembourgeois et d’intermédiaires comme PWC. Les grands gagnants au jeu des rulings étaient les actionnaires de ces multinationales.

Quand il est interpellé sur le sujet, le gouvernement entonne invariablement l’air du «tout cela n’était peut-être pas très moral, mais c’était légal» et nous invite à porter nos regards vers un avenir radieux, pavé des bonnes intentions de nouvelles lois.

Le problème est que cette ligne de défense ne tient pas car la pratique des rulings, telle qu’elle était exercée au Luxembourg jusqu’en 2014, était illégale et a participé à une vaste escroquerie fiscale. Le tout sous la responsabilité politique de Jean-Claude Juncker, alors ministre des Finances et chef du gouvernement. Dans un entretien accordé au Quotidien en décembre, l’actuel ministre des Finances, Pierre Gramegna, a usé du doux euphémisme de «concordance des temps», pour dire que promis et juré, tout cela appartient au passé. L’argument peut être entendu. Encore faut-il cesser de répéter ad nauseam que tout était légal quand ça ne l’était pas. Le répéter au point d’en faire un mensonge d’État.

S’il s’agit désormais de tout remiser aux oubliettes de l’histoire, alors fallait-il aussi laisser en paix les lanceurs d’alerte et le journaliste qui ont révélé le scandale LuxLeaks. Car pour eux, demain, devant la Cour d’appel, c’est bien au présent que s’écrira l’histoire.

LUXLEAKS: le Jugement !

Venez nombreux(ses) le mercredi 15 Mars 2017 à 15h00 au tribunal de Luxembourg pour le jugement Luxleaks

31505391781_6d706c9bcb_oIl sera rendu pour le lanceur d’alerte de Luxleaks, Raphaël Halet, suite à son procès en appel et Edouard Perrin, le journaliste qui a révélé l’affaire.

Les citoyen(ne)s partout en Europe sont appelé(e)s à se mobiliser en masse en soutien aux lanceurs d’alerte et pour dénoncer l’impunité dont jouissent les multinationales qui échappent à l’impôt et les cabinets d’audit qui les aident.

Partagez l’info un maximum !

Rallye citoyen contre l’évasion fiscale

Rendez-vous Samedi 11 mars 11 h départ  devant l’agence BNP 5 avenue Robert Schuman (place de la République) Metz .

Le procès LuxLeaks a mis en lumière l’évasion fiscale. Malgré les scandales, les paradis fiscaux continuent à prospérer et les grandes banques françaises et internationales, qui jouent un rôle clé dans l’industrie de l’évasion fiscale, n’ont toujours pas changé leurs pratiques, au  niveau de l’Union européenne, jusqu’à 1 000 milliards d’euros sont détournés.

Nous dénonçons  l’impunité fiscale dont jouissent les délinquants fiscaux et leurs complices.  Nous poursuivrons nos actions jusqu’à ce que les pouvoirs publics prennent enfin les mesures nécessaires pour que les banques cessent de spéculer et frauder, et financent des projets socialement et écologiquement utiles.  Nous saluons l’engagement citoyen du lanceur d’alerte Raphaël Halet  et nous serons  avec lui au Luxembourg le 15 mars prochain pour le délibéré du procès.

Le comité de soutien aux lanceurs d’alertes et de lutte contre l’évasion fiscale organise un premier rallye  citoyen contre l’évasion fiscale.

Les signataires : Anticor, Attac, CGT, FSU, JC, LDH, PCF.

« Envoyé spécial » sur Raphaël Halet : la solitude du lanceur d’alerte

A (re) lire, 15 jours avant le jugement en appel de Luxleaks, notre série d’articles pour comprendre son importance. Aujourd’hui:

Envoyé spécial « Dans la peau d’un lanceur d’alerte » (de Benoît Bringer), sur France 2, jeudi 13 octobre 2016. A voir et à revoir ici

affiche-reportage-envoye-specialLicencié par PWC, Raphaël Halet figure aujourd’hui au banc des accusés pour avoir dénoncé ce qui sans doute l’un des plus gros hold-up fiscaux jamais révélé.

Raphaël Halet est l’un des lanceurs d’alerte à l’origine d’un scandale fiscal planétaire

A (re) lire, 15 jours avant le jugement en appel de Luxleaks, notre série d’articles pour comprendre son importance. Aujourd’hui:

Luxembourg Leaks : comment je suis devenu un lanceur d’alerte

Il est moins connu qu’Edward Snowden. Raphaël Halet est pourtant l’un des deux lanceurs d’alerte à l’origine d’un scandale fiscal planétaire : les Luxembourg Leaks. France 2 lui consacre un documentaire événement. Pour Le Plus, Raphaël Halet a accepté de raconter certaines des révélations du documentaire.
Si son nom est moins connu que ceux d’Edward Snowden (affaire NSA), Irène Frachon (affaire Médiator) ou Stéphanie Guibaud (affaire UBS), c’est qu’il a été contraint au silence par la puissante multinationale dont il a dénoncé les pratiques.

Après Luxleaks, la nervosité règne dans l’industrie de l’optimisation fiscale. Histoire d’un échec collectif et de ses acteurs

A (re) lire, 15 jours avant le jugement en appel de Luxleaks, notre série d’articles pour comprendre son importance. Aujourd’hui:

Comment les optimisateurs fiscaux ont vécu les sept jours qui ébranlèrent le Luxembourg …

En-dessous de l’optimisme forcé, c’est une autre histoire. Car depuis le « jeudi noir », jour où ont explosé les premiers articles dans la presse internationale, les téléphones ne cessent de sonner chez les Big Four et les grands cabinets d’avocats. À l’autre bout du fil, des directeurs financiers de groupes transnationaux inquiets. Les ingénieuses structures fiscales vont-elles tenir ?

 

Lire l’article du Land.lu: http://www.land.lu/2014/11/14/la-cinqui%c3%a8me-%e2%80%a8colonne%e2%80%a9/

 

 

Et si l’impôt nous rendait « heureux » ?

« Tout en reconnaissant que l’impôt est d’abord un instrument puissant de financement de l’Etat et de redistribution des richesses, les deux recommandations de la Fabrique Spinoza – éducation fiscale et refonte hédonique des taxes – visent à retrouver une relation apaisée à l’impôt et plus largement à la richesse. »L’impôt est généralement examiné sous l’angle de la justice ou de l’équité. Et si nous l’envisagions sous l’angle du bonheur citoyen ? A quoi ressemblerait-il ?

Dans une étude de Princeton, le bonheur psychologique est défini par la prédominance des affects positifs sur les affects négatifs. On y observe qu’il augmente avec le revenu, jusqu’à un seuil estimé à 75 000 dollars (69 000 euros) par an. Au-delà, il reste stable.

Ce plafond correspond à un bouclier financier, un niveau de richesse suffisant pour protéger psychologiquement des aléas de la vie (séparation, chômage, invalidité, etc.). Prise pour argent comptant, l’étude suggère qu’un système d’imposition à taux très progressif au-delà d’un certain seuil ne serait pas nocif au bonheur du contribuable.

Pour mieux éclairer nos réflexions sur la fiscalité par cette « science du bonheur » en construction, il faut creuser le mécanisme social qui se cache derrière ce lien entre revenu et satisfaction de vie : c’est le phénomène de comparaison, aujourd’hui assez bien compris.

Lire la suite: http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/11/et-si-l-impot-nous-rendait-heureux_5029772_3234.html