«Pressions sur ordonnance» Episode #2 : « Pas de commentaires! »

Découvrez notre mini-série en vidéo jusqu’au 11/01 ! Aujourd’hui, Episode #2: « Pas de commentaires! »

https://youtu.be/teWDwY0dcyk

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Le reportage d’Envoyé Spécial « Dans la peau d’un lanceur d’alerte: la vérité a un prix » en entier: https://youtu.be/zPUMvCw0QvY<<

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📆A vos agendas!

🇫🇷🔜Action en référé au TGI de Metz: Edouard PERRIN et Raphaël HALET contre PWC. Plaidoiries le mardi 09/01 prochain à 10h00 (entrée libre ). Résumé du RL ici : http://ow.ly/agRe30gWpWu, 🗣le communiqué ici: http://ow.ly/eztD30gWpWq
L’ordonnance contestée par cette action est évoquée par l’ex-Présidente du TGI elle-même dans 🎥 Envoyé Spécial ici:  http://ow.ly/Ooqp30gWpWt


🇳🇱🔜Jugement de la Cour de Cassation le jeudi 11/01 prochain à 9h00 à Luxembourg (entrée libre). 🗞️Résumé ici: http://ow.ly/6UQq30gWpWr  et 🤓 analyse de la situation dans laquelle se trouve la Cour de Cass’ ici: http://ow.ly/GZHx30gWpWs

Un lanceur d’alerte poursuit une multinationale en justice

Communiqué de presse

Metz, le 27/11/2017 – Raphaël Halet, lanceur d’alerte de l’affaire Luxleaks, passe à l’offensive cette semaine et lance une contre-attaque 3 ans, jour pour jour, après la perquisition à son domicile à l’origine de son parcours judiciaire.

Comment une multinationale étrangère a-t-elle pu se rendre au domicile d’un citoyen français et saisir sa correspondance avec un journaliste, le tout assisté par la force publique française?

Des « comptes » vont être demandés à PWC d’abord. Le cabinet a été assigné, par Raphaël Halet et Edouard Perrin, journaliste d’investigation à Premières Lignes, devant le juge des référés de Metz. Première audience prévue mardi 28/11.

Selon son avocat, Me Colin: « PWC va devoir s’expliquer sur ses méthodes. Lorsqu’ils ont demandé au tribunal de Metz une ordonnance pour qu’un huissier saisisse le matériel informatique de Raphaël Halet, ils ont trompé les autorités françaises. PWC savait déjà qui était à l’origine des fuites. Ce que cherchait le cabinet, en réalité, c’était établir un lien entre Halet et le journaliste. C’est une atteinte grave à la protection des sources ! Dans l’ordonnance que l’on attaque, il y a un chapitre dans lequel il est écrit qu’on cherche à récupérer une copie des échanges avec un journaliste. C’est complètement illégal. »

Lors d’une interview diffusée en octobre 2016 sur France 2 (« Dans la peau d’un lanceur d’alerte: la vérité a un prix » une enquête réalisée par Benoit Bringer, produite par Premières Lignes pour Envoyé Spécial) la Présidente du TGI de Metz Patricia Pomonti a d’ailleurs reconnu « qu’avec du recul » elle n’aurait pas dû signer un tel document… (à voir à 36 minutes dans la vidéo sur www.luxleaks.fr)

La contre-attaque commence. Demain.

Après en avoir « pris plein la gueule » (dixit son avocat, Me Bernard Colin) sans avoir pu se défendre, Raphaël Halet va « passer à l’offensive », cette semaine dans le dossier Luxleaks.

Des « comptes » vont être demandés à PWC d’abord. Le cabinet a été assigné, par Raphaël Halet et Edouard Perrin, devant le juge des référés de Metz. Première audience prévue demain matin (mardi 28/11 à Metz donc).

« Price va devoir s’expliquer sur ses méthodes. Lorsqu’ils ont demandé au tribunal de Metz une ordonnance pour qu’un huissier saisisse le matériel informatique de Raphaël Halet, ils ont trompé les autorités françaises. Price savait déjà qui était à l’origine des fuites. Ce que cherchait le cabinet, en réalité, c’était établir un lien entre Halet et le journaliste. C’est une atteinte grave à la protection des sources ! Dans l’ordonnance que l’on attaque, il y a un chapitre dans lequel il est écrit qu’on cherche à récupérer une copie des échanges avec un journaliste. C’est complètement illégal. »

C’est pourtant sur la base de ce document qu’un huissier, quatre membres de PWC et trois gendarmes déboulent un jour chez le Mosellan.

« Ils lui ont mis une pression folle pour qu’il parle. Il n’avait pas d’avocat à ses côtés, aucun moyen de se défendre. Ils ne devaient saisir que le matériel informatique. Une fois que l’huissier avait fait son travail, tout le monde aurait dû repartir. Mais non, les membres de PWC, dont le numéro 1 et les gendarmes, sont restés. Sur quel fondement ? », gronde Me Colin.

Lire l’article de Kevin GRETHEN ici: www.republicain-lorrain.fr/justice/2017/11/27/luxleaks-la-protection-des-sources-a-ete-bafouee